Date du rapport

Santé

Ministère de tutelle

ministère de la Santé

Une unité de soins est présente au sein de chaque établissement

oui

Il est parfois impossible de s’adresser à l’infirmerie en cas d’urgence. Les consultations expéditives engendrent des mauvais diagnostics.

Nombre de personnels de santé (ETP)

487

i
2016
/ ICPR
  • Médecine générale
  • Médecine spécialisée (établissements de type « R » accueillent des personnes atteintes de graves pathologies)
  • Les hospitalisations sont autorisées, mais demeurent complexes en pratique.

Les prisonniers hospitalisés doivent être placés dans une chambre spécialement aménagée. Elles sont généralement installées en sous-sols ou près des chambres mortuaires. Certains hôpitaux n’aménagent pas de chambres pour accueillir des personnes détenues.

Le personnel médical est en sous-effectif face à la population carcérale grandissante. ll est, en 2016, composé de1:

  • 471 personnels de santé (ainsi que 207 personnels contractuels)
  • 675 psychologues
  • 10 médecins
  • 3 dentistes
  • 3 nutritionnistes

  1. D’après les derniers chiffres publiés par l’administration pénitentiaire, dans son rapport d’activités 2016

L’accès aux soins est gratuit

oui

Un examen médical est pratiqué à l’entrée en détention

oui

Les nouveaux arrivants sont examinés par un médecin. Aucune visite de contrôle n’est organisée par la suite.

L’accès à l'unité de soins se fait sur

-

Les personnels de santé sont présents, en moyenne, une ou deux demi-journées par semaine. Les détenus peuvent les consulter une fois par semaine. Ils doivent, sauf en cas d’extrême urgence, attendre au moins une semaine entre deux rendez-vous.

Les examens médicaux se déroulent en toute confidentialité

non

Les médecins demandent à ce que les militaires soient présents lors des consultations. Les visites médicales sont effectuées sur le lieu de détention et non plus à l’hôpital.
Un rapport de l’Association des droits humains (IHD), publié en novembre 2017, indique que les agents de police sont parfois présents lors des examens médicaux. Le diagnostic du personnel médical s'en trouve souvent altéré.1

La surpopulation contribue à la transmission de maladies. Leurs évolutions sont, de fait, difficiles à suivre.

Les médicaments sont gratuits. Les délais pour y avoir accès sont parfois longs.

La gendarmerie est l’autorité référante en cas d’hospitalisation. Elle décide, avec le procureur, l’accès aux visites des proches. Certaines familles ne sont pas autorisées à visiter les détenus hospitalisés, même dans un état critique.
Platform for Peace & Justice dénonce les difficultés rencontrées par les personnes détenues, dans la prison de Kırklareli, pour avoir accès aux soins. Certains prisonniers ne sont pas transférés à l’hôpital, même lorsque le médecin est à l’origine de la demande. Ils peuvent parfois être transférés deux mois plus tard.

De nombreux problèmes de santé sont liés aux conditions de détention. Les basses températures favorisent les cas de grippes à répétition. Les détenus malades doivent, quelque soit leur état physique, être présents pour le contrôle de présence.
Le manque d’exercice physique est à l’origine des problèmes de circulation sanguine. Le cancer, les problèmes cardiaques et la tuberculose sont des maladies courantes. Les personnes atteintes de VIH/Sida sont rarement identifiées et soignées correctement.

La loi prévoit une suspension de peine pour raison médicale

oui