Contact avec l'extérieur

Toutes les personnes détenues disposent d’un droit de visite

oui
i
1998
/ Constitution, article 35 (en anglais) ; Loi 111 de 1998 sur les services pénitentiaires, article 13 (en anglais).

Un rendez-vous doit être préalablement pris pour obtenir un permis de visite.1 Les visiteurs ont l’obligation de fournir une pièce d’identité.2


  1. Inspection judiciaire des services pénitentiaires, “La fibre morale introuvable : visite inopinée au centre de détention d’Ebongweni Super-Maximum, 11-12 mai 2021, p. 30 (en anglais). 

  2. Secrétariat d’État aux Services pénitentiaires, Charte de fourniture de services, pp. 7-8 (en anglais). 

Personnes autorisées à la visite

les membres de la famille

Les personnes détenues peuvent recevoir la visite de leur conjoint ou d’un membre de leur famille (Constitution, article 35.2, en anglais). Les prisonniers peuvent, si le visiteur a un empêchement, recevoir la visite d’une autre personne (Loi 111 de 1998 sur les services pénitentiaires, article 13.4, en anglais).

Les heures de visite ont lieu de 9 h 00 à 15 h 00 chaque jour de la semaine pour les personnes condamnées, et de 9 h 00 à 14 h 30 du lundi au jeudi, à l’exception des jours fériés, pour les personnes en détention provisoire. Chaque personne détenue est fouillée au début et à la fin de la visite.1 Les visiteurs attendent environ une heure entre l’enregistrement et le début de la visite.2 Ils peuvent être soumis à une fouille visuelle ou corporelle à trois reprises (arrivée, début et fin de la visite). Les visites sont surveillées et doivent se dérouler à portée de vue et de voix d’un agent.

L’administration pénitentiaire accorde, en fonction du régime de sécurité, les droits de visite suivants :

  • minimale et moyenne A : 5 visites de 60 minutes par mois

  • C-Max et super-maximum A : 30 minutes de visite à raison de 3 heures mensuelles, aucun contact autorisé

  • minimale et moyenne B : 4 visites de 45 minutes par mois

  • C-Max et super-maximum B : 30 minutes de visite à raison de 2 visites mensuelles, aucun contact autorisé

  • minimale, moyenne, C-Max et super-maximum C : 30 minutes de visite à raison de 2 visites mensuelles, aucun contact autorisé

Les personnes détenues des groupes A ou B peuvent recevoir deux visiteurs en même temps.

Les personnes en détention provisoire peuvent recevoir des visites de 30 minutes maximum.


  1. Lukas Muntingh, Guide des droits des personnes détenues tels que décrits dans les lois et règlements des services pénitentiaires, 2017, pp. 106-107, 117 (en anglais). 

  2. Secrétariat d’État aux Services pénitentiaires, Charte de fourniture de services, pp. 7-8 (en anglais). 

Les visites s'effectuent sans dispositif de séparation

-

Les personnes détenues assujetties au régime de sécurité minimale ou moyenne et appartenant aux groupes A et B peuvent recevoir des visites avec autorisation de contact physique. Les contacts physiques ne sont pas autorisés, lors des visites, aux autres personnes détenues.

Les personnes détenues sont autorisées à recevoir la visite de leurs enfants ou de mineurs proches

oui

Les visites conjugales sont autorisées

non

L’administration pénitentiaire détermine les articles que les prisonniers peuvent recevoir selon leur régime de sécurité. Seuls les prisonniers du groupe de sécurité minimale A peuvent recevoir des “friandises”. Tout aliment apporté doit être consommé lors de la visite. Des dispositions particulières à propos de la nourriture peuvent également être approuvées lors des fêtes religieuses.1


  1. Secrétariat d’État aux Services pénitentiaires, Charte de fourniture de services, p. 8 (en anglais). 

Les personnes condamnées doivent être placées dans le centre pénitentiaire le plus proche du lieu où elles résideront après leur libération, compte tenu de l’espace, de la sécurité et des programmes disponibles. Le même raisonnement doit être appliqué pour les transferts (Loi 111 de 1998 sur les services pénitentiaires, article 43, en anglais).

L’Inspection judiciaire des services pénitentiaires (JICS) reçoit un grand nombre de plaintes de prisonniers à propos de la distance les séparant de leurs familles. L’administration pénitentiaire affirme qu’elle tient compte du maintien des liens familiaux pour l’affectation des personnes détenues, mais qu’elle doit également jongler entre divers facteurs comme le régime de sécurité et la surpopulation.

Les mineurs sont souvent placés loin de leurs familles en raison du nombre limité d’établissements pour mineurs.

Les cérémonies nuptiales peuvent avoir lieu au sein de l’établissement.

L’échange de courrier est autorisé

oui

i
Inspection judiciaire des services pénitentiaires

Du matériel d’écriture est fourni. Les personnes détenues se plaignent fréquemment des délais de réception du courrier, jugés trop longs.1 Il n’est pas précisé si les timbres sont fournis gratuitement.


  1. Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement, Lignes directrices, Afrique du Sud, kit du prisonnier, p. 16 (en anglais). 

L’échange de courrier est soumis à un contrôle

oui

Un agent pénitentiaire peut retenir, ouvrir, lire ou écouter des communications physiques ou électroniques si la direction de l’établissement juge qu’elles impliquent une menace ou sont susceptibles d’apporter la preuve d’une activité illégale (Règles pénitentiaires, règle 8.4, en anglais). Le prisonnier doit être informé par lettre écrite des raisons de cette décision, et se voir accorder l’opportunité de se défendre(règle 8.5, en anglais).

La réception de colis est autorisée

oui, sous conditions

Les personnes détenues peuvent recevoir des colis de la part d’amis ou de leur famille.1 L’administration pénitentiaire précise, en fonction de leur régime de sécurité, les articles qu’elles peuvent conserver.


  1. Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement, Lignes directrices, Afrique du Sud, kit du prisonnier, p. 16 (en anglais). 

La correspondance par e-mail est autorisée

non

Les personnes détenues sont autorisées à passer des appels vers l’extérieur

-

Les personnes condamnées ont droit à des appels téléphoniques de 10 minutes. Le nombre d’appels annuels dépend de leur régime de sécurité :

  • groupe A : 24

  • groupe B : 6

  • sécurité minimale et moyenne du groupe C : 6

  • sécurité maximale, super-maximum et C-Max du groupe C : 0

Tous les groupes ont droit, le week-end ou les jours fériés, à un appel supplémentaire au lieu d’une visite.

Les prévenus ont droit à cinq appels de dix minutes par semaine.1

L’Inspection judiciaire des services pénitentiaires (JICS) reçoit fréquemment des plaintes concernant l’accès aux téléphones. Ils sont souvent mal entretenus. Le JICS recense, en 2021/22, 541 téléphones opérationnels et 751 téléphones dysfonctionnels parmi ceux gérés par Telkom, un fournisseur tiers.2

Des organisations de la société civile signalent régulièrement des appareils hors service. Le temps total alloué aux appels est souvent considéré comme insuffisant.3 Une personne détenue libérée interrogée par Prison Insider explique : “la durée totale sur une journée pouvait être très courte, par exemple une heure pour 100 personnes. Concrètement, ça voulait dire que seulement 5 à 10 personnes pouvaient passer leur coup de fil. Il arrivait aussi que le téléphone soit cassé, ou qu’un des prisonniers ne le lâche plus”.

Tous les appels sont enregistrés. Les agents pénitentiaires sont présents et écoutent les conversations à des fins de sécurité.4 Les cartes téléphoniques prépayées doivent être achetées et sont généralement disponibles à la cantine de l’établissement.5


  1. Lukas Muntingh, guide des droits des personnes détenues tels que décrits dans les lois et règlements des services pénitentiaires, 2017, pp. 108-109 (en anglais). 

  2. Inspection judiciaire des services pénitentiaires, Rapport annuel 2021-2022, p. 77, 84 (en anglais). 

  3. Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth, secrétaire dʼÉtat aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement, Lignes directrices, Afrique du Sud, kit du prisonnier, pp. 13, 17 (en anglais). 

  4. Inspection judiciaire des services pénitentiaires, “La fibre morale introuvable : visite inopinée au centre de détention d’Ebongweni Super-Maximum, 11-12 mai 2021, p. 31 (en anglais). 

  5. Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth, secrétaire dʼÉtat aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement, Lignes directrices, Afrique du Sud, kit du prisonnier, pp. 13, 17 (en anglais). 

Les personnes détenues sont autorisées à appeler

les proches

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Inspection judiciaire des services pénitentiaires, Rapport annuel 2021-2022, p. 77 (en anglais).

Les téléphones sont situés

dans les parties communes

Le coût des appels est conforme aux prix du marché

oui

Les appels téléphoniques font l’objet d’écoute

oui

Tous les appels, sauf ceux effectués en détention provisoire, sont en principe enregistrés.1 De nombreux établissements disposent, dans les faits, d’équipements obsolètes incompatibles avec l’écoute des lignes téléphoniques.

L’usage du téléphone portable est autorisé

non

La plupart des personnes détenues possèdent, dans les faits, un téléphone portable. Elles peuvent être inculpées d’“introduction illégale d’un appareil non autorisé dans l’enceinte d’un établissement pénitentiaire”. Les agents, en règle générale, choisissent de saisir les téléphones ou d’appliquer des procédures disciplinaires comme la suppression de certains droits ou le placement à l’isolement.1


  1. Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement, Lignes directrices, Afrique du Sud, kit du prisonnier, p. 17 (en anglais). 

Les personnes détenues et leurs correspondants ont accès à un dispositif de vidéoconférence

non