Année

Conditions matérielles

L’encellulement est individuel

dans la plupart des établissements

Près de 30 % de la population carcérale vit dans des cellules individuelles occupées par deux personnes. L’administration pénitentiaire annonce son intention d’augmenter le nombre de cellules doubles afin de faire face à la croissance rapide de la population carcérale.Cette politique est vivement critiquée par des organisations de défense des droits humains telles que l’Armée du Salut et No Pride in Prison. Cette dernière craint des agressions sexuelles contre les prisonniers transgenres.

Les personnes détenues disposent

  • d’un lit
  • de lits superposés

Les cellules sont équipées d’un lit doté d’un matelas et de draps, de toilettes, d’un lavabo, d’un bureau et de quelques étagères.

Toutes les personnes détenues disposent d’une literie

oui

Les personnes détenues peuvent fumer

nulle part

Le ministère des Services correctionnels décrète, en juillet 2011, l’interdiction totale de fumer dans tous les établissements.

Les personnes détenues ont accès à un point d’eau

en cellule/dortoir

Les douches se situent en cellule/dortoir

non

Le manuel d’instructions des agents pénitentiaires précise que les douches doivent être disponibles chaque jour de la semaine. Les prisonniers doivent avoir accès à l’eau chaude.

Type de toilettes

WC

Le manuel d’instructions des agents pénitentiaires précise que toutes les cellules doivent être équipées de toilettes en état de marche.

L’administration pénitentiaire fournit, sans frais, des produits d’hygiène

oui

Chaque personne reçoit, à son arrivée, une trousse de base qui contient du dentifrice, une brosse à dents, du savon, 60 ml de shampoing, un peigne, un stylo à bille, du papier, des enveloppes, ainsi que des protections périodiques pour les femmes.

L’administration pénitentiaire fournit, sans frais, des produits d’entretien

oui

La literie est renouvelée

oui, une fois par semaine

L’administration pénitentiaire fournit à chaque nouvelle personne arrivée un pantalon, un short, un survêtement, une chemise et des chaussettes. Une fois jugés, les prisonniers peuvent disposer de leurs effets personnels. Les femmes peuvent apporter cinq soutiens-gorges personnels. L’administration pénitentiaire ne garantit pas de pouvoir leur fournir des soutiens-gorges à la bonne taille.

Le personnel est chargé du ramassage des draps et des vêtements selon un calendrier préétabli.

Les prisonniers sont responsables de l’entretien de leurs cellules. Le personnel s’assure que les ordures sont jetées en temps voulu dans les conteneurs prévus à cet effet. Ceux-ci doivent être vidés et nettoyés régulièrement par les prisonniers responsables du ramassage des ordures.

L’eau potable est accessible, sans frais, partout où résident les personnes détenues

oui

Le manuel d’instructions des agents pénitentiaires précise que toutes les cellules doivent être équipées d’un lavabo avec eau courante.

Nombre de repas par jour

3

Le manuel d’instructions des agents pénitentiaires précise que chaque prisonnier a droit à trois repas par jour (petit déjeuner, déjeuner et dîner).

Le petit-déjeuner du matin ne doit pas être servi plus de 14 heures après le dîner.

Cette règle n’est pas appliquée dans toutes les prisons, dénonce le Sous-comité des Nations unies pour la prévention de la torture (SPT). Le dîner est servi, dans certains établissements, à 15h30 et le petit-déjeuner à 8h30. Les prisonniers restent sans nourriture pendant 17 heures.

Coût journalier des repas par personne détenue

5,30 $

La restauration relève

de l’administration

L’administration est tenue de respecter des critères nutritionnels relatifs à la qualité et à la quantité des repas servis

oui

Le manuel d’instructions indique que les menus sont établis en concertation avec un diététicien. Celui-ci s’assure qu’ils respectent à la fois la législation et les normes du ministère de la Santé et de la Nutrition.

Le SPT fait part de son inquiétude quant à la faible valeur nutritionnelle des repas proposés. Les détenus se plaignent des prix élevés, du choix limité et du manque de produits sains. Ils peuvent se plaindre de la qualité de la nourriture au directeur général du ministère des Services correctionnels.1


  1. Sous-comité des Nations unies pour la prévention de la torture, CAT/OP/NZL/1, mai 2014, p. 18 

Des régimes alimentaires spécifiques sont proposés

oui

Il est possible de bénéficier de menus végétariens ou végétaliens. Les régimes alimentaires médicaux, prescrits par un médecin, sont respectés.

Les personnes détenues peuvent acheter des produits alimentaires

oui

Les prisonniers peuvent agrémenter leurs repas de produits cantinables, distribués chaque semaine. Les achats de fruits ont été limités, en 2012, à deux par jour et sept par semaine, suite à une émeute dans la prison de Spring Hill.

Les personnes détenues sont autorisées à recevoir des colis alimentaires

dans quelques cas

Les proches ne sont pas autorisés à apporter de la nourriture, sauf autorisation écrite du directeur de l’établissement.