Date du rapport
Auteur(s)FARAPEJ

Introduction

Prisons françaises, jusqu’où ? Jusqu’à quand ?

L’année 2017 est marquée, dans le contexte des élections présidentielles, par la répétition des mêmes propositions (15 000 places en plus), par le constat d’une même impuissance face à la surpopulation des prisons. Jusqu’où ? Jusqu’à quand ?

En mars, François Hollande est président de la République et Jean-Jacques Urvoas, Garde des Sceaux. Le ministre annonce les villes d’implantation de 21 des 33 nouveaux établissements pénitentiaires proposés en octobre par l’ancien Premier ministre (entre 10 309 et 16 143 cellules).
Philippe Gali, directeur de l’administration pénitentiaire (AP) depuis sept mois, démissionne fin mars, en désaccord avec lui.

Le directeur de l’AP énonce, dans une tribune au quotidien Le Monde daté du 26 juin : " Les prisons souffrent d’un management archaïque ". Il cite des priorités : "Trois rendez-vous seront incontournables, celui d’une nouvelle relation sociale avec les personnels, celui du recrutement des futures générations de personnels pénitentiaires et celui de la révolution numérique appliquée au monde carcéral."

Tout y est : le mauvais usage des peines non privatives de liberté, susceptibles de porter un coup au fléau de la surpopulation carcérale, la nécessité de redonner de la valeur à la profession de surveillant, celle impérative de cesser d’opposer des principes de sécurité au mieux être de la population carcérale en dotant les personnes détenues des moyens contemporains du lien avec leur famille, de la formation, de la connaissance et de l’information.

Emmanuel Macron est élu, en mai, Président de la République. Il remet en cause les aménagements de peine, facteur décisif de la prévention de la récidive, et réclame la construction de... 15 000 places de prison.

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