Date du rapport
Auteur(s)Prison Insider

Introduction

La majorité des établissements pénitentiaires du Cameroun sont très vieux et insalubres. Les bâtiments sont mal aérés et l’accès à des toilettes et à l’eau est difficile. Ces mauvaises conditions d’hygiène et le difficile accès aux soins, accentuées par la surpopulation, entraînent des problèmes de santé. Des établissements plus récents sont construits depuis 2011. L’Etat réalise en parallèle des chantiers de rénovation.

Un grand nombre d’arrestations ont lieu dans le cadre de la lutte contre le groupe armé Boko Haram au Nord et à l’Est du pays et en lien avec les mouvements de protestation et leur répression dans la zone anglophone. L’adoption, en 2014, de la loi antiterroriste permet d’élargir le spectre des motifs d’arrestation et de mises sous écrou. Des cas de détentions arbitraires et de torture et de mauvais traitements sont dénoncés. De nombreuses personnes sont arrêtées sans preuve au nom de la lutte contre Boko Haram. Elles sont détenues plusieurs mois sans jugement dans des camps militaires. Ces arrestations touchent même les enfants, certains ayant parfois seulement cinq ans.

Ces arrestations massives participent à la très forte surpopulation au sein des établissements pénitentiaires du pays, due notamment au grand nombre de prévenus et aux très longs délais de justice. Les conditions de détention s’en ressentent et constituent une forme de traitement inhumain. Les décès en détention sont nombreux.

Population du pays

24 320 000

Nature du régime

République présidentielle

Indice de développement humain

0,518

i
2016
/ PNUD