Année

Santé

Ministère de tutelle

ministère de la Santé et des Services de soins

(Helse- og omsorgsdepartementet)

Une unité de soins est présente au sein de chaque établissement

oui

Chaque établissement comporte au moins un cabinet médical disposant des équipements de base.

Nombre de personnels de santé (ETP)

120

i
2018
/ FMH

Les soins principalement dispensés sont :

  • médecine générale (responsabilité municipale).
  • médecine spécialisée en addictologie et psychiatrie (responsabilité de l’État).

L’équipe médicale se compose principalement d’infirmiers et de médecins généralistes. Des psychologues, des psychiatres et des spécialistes en addictologie sont présents dans certains établissements. L’équipe médicale se compose, suivant la taille de l’établissement, de 2 à 17 membres.

Les hôpitaux ne possèdent pas d’unités dédiées aux personnes détenues.

L’accès aux soins est gratuit

oui

Un examen médical est pratiqué à l’entrée en détention

oui

La personne détenue doit être examinée par un infirmier dans les 24 heures suivant son incarcération. L’examen est généralement pratiqué dans les deux à trois jours qui suivent. Il inclut habituellement un dépistage des maladies transmissibles (tuberculose, VIH, hépatite B/C)1.


  1. Comité européen pour la prévention de la torture (CPT), “Rapport au gouvernement du royaume de Norvège relatif à la visite effectuée en Norvège du 28 mai au 5 juin 2018”, 2019, p. 41 (en anglais). 

Un dossier médical est ouvert à l’entrée en détention

oui

L’accès à l'unité de soins se fait sur

demande écrite

La personne détenue rédige sa demande et la remet à un surveillant. Elle peut, dans quelques établissements, déposer sa demande dans l’une des boîtes situées à cet effet dans l’espace collectif.

Les examens médicaux se déroulent en toute confidentialité

oui

La continuité des soins est assurée au cours de l’incarcération.

L’accès aux médicaments diffère selon les produits prescrits. Certains, comme les somnifères, sont remis en cellule aux détenus. Les traitements de substitution aux drogues sont strictement contrôlés.

L’hospitalisation se fait sur décision du médecin. Le chef d’établissement ordonne les mesures sécuritaires à mettre en œuvre (présence d’un surveillant, emploi de moyens de contrainte…).

Les personnes détenues souffrent essentiellement de troubles psychiques et d’addictions. L’hépatite C est l’une des maladies somatiques les plus répandues.

Le département de la santé est chargé de la prévention des maladies épidémiques et contagieuses, comme la mise en quarantaine immédiate de la personne malade.

Des mesures de réduction des risques sont mises en œuvre :

  • distribution de préservatifs à l’occasion des visites conjugales
  • distribution de chlore pour la désinfection des seringues
  • échange d’aiguilles (une mesure exceptionnelle).

La personne jugée pénalement irresponsable ne peut être condamnée.
L’hospitalisation psychiatrique sous contrainte ou pour handicap mental grave est soumise à conditions. Certains détenus, qui devraient bénéficier de la mesure, exécutent leur peine isolés en prison.

Des psychologues ou des psychiatres prennent en charge les personnes souffrant de troubles psychiques. Des personnels de surveillance bénéficient également d’une formation.
Les détenus peuvent demander leur transfert dans un établissement psychiatrique. La décision relève du médecin et du directeur d’établissement, tout comme de celle du directeur de la structure d’accueil.

Les personnes dépendantes aux produits (alcool, tabac, stupéfiants, médicaments psychotropes…) bénéficient d’un suivi particulier. Dix-huit établissements comportent, depuis 2007, de petites unités de désintoxication. Celles-ci représentent 5 % de la capacité d’accueil de l’ensemble. Les prisonniers peuvent y commencer ou poursuivre un traitement de substitution.
Les détenus placés en unité de désintoxication sont soumis à des contraintes particulières. Leur non-respect peut conduire à leur réintégration dans un quartier ordinaire1.
Des programmes courts permettent également, dans les quartiers ordinaires, la prise en charge des addictions. Les détenus font l’objet d’un contrôle soutenu et de sanctions, le cas échéant.


  1. Hedda Giertsen, “Prison and Welfare in Norway”(“Prison et prise en charge sociale en Norvège”); in M. Pavarini et L. Ferrari (éds), No Prison, 2018, p. 149 (en anglais). 

Les surveillants sont formés à la prise en charge des personnes auto-agressives. Ils veillent sur elles et sont invités à dialoguer.