Tribune

La peine de mort, une torture qui ne dit pas son nom ?

Regard sur deux combats qui vont de pair

< image © Coalition mondiale contre la peine de mort

La Journée mondiale contre la peine de mort est observée, depuis 21 ans, chaque 10 octobre. La thématique de cette année est dédiée au lien intrinsèque entre la torture et la peine capitale.

La Fédération internationale des ACAT (FIACAT) regroupe une trentaine d’associations nationales présentes sur trois continents, avec un mandat initial de lutte contre la torture. C’est notamment à travers ce prisme que ce réseau s’engage en faveur de l’abolition de la peine de mort.

Marie Salphati est représentante auprès des Nations unies, et Xavière Prugnard auprès de l’Union africaine pour la FIACAT. Elles expliquent, dans cette tribune, leur travail pour la reconnaissance des liens entre peine de mort, torture et traitement cruel, inhumain ou dégradant.

Toutes les personnes condamnées à mort sont particulièrement exposées à des traitements considérés incompatibles avec l’interdit de la torture.

Il y a une incohérence évidente à considérer la décapitation différemment d’un châtiment corporel.

Les autrices

Marie Salphati est engagée à la FIACAT en tant que Représentante auprès des Nations unies et coordonne la stratégie d’action de la Fédération relative à la lutte contre la torture et aux conditions de détention.

Xavière Prugnard est engagée à la FIACAT en tant que Représentante auprès de l’Union africaine et coordonne la stratégie d’action de la Fédération relative à l’abolition de la peine de mort.

++