Interview

Kenya : laissés pour compte

Quand les troubles psychiques sont traités comme un crime

< image © Valentin Lombardi.

Incomprises et exclues, les personnes atteintes de troubles psychiques sont plus susceptibles de connaître la prison. Une fois incarcérées, elles sont ostracisées de façon évidente. L’ONG Tunawiri travaille sur ces discriminations en proposant de former personnes incarcérées et personnel pénitentiaire à la santé psychique, aux droits des personnes handicapées et à la transformation socio-économique. Entretien.

Charity compte parmi ses membres fondateurs. Elle milite pour les droits des personnes atteintes de troubles psychiques au Kenya sous le prisme de son expérience avec le trouble bipolaire. Prison Insider lui a posé trois questions.

— Cette interview fait partie du dossier Pris dans la spirale.

La justice pénale a besoin d’un continuum des soins : du poste de police au tribunal, de la prison à la probation.

Le personnel tend à négliger complètement les personnes qui présentent des troubles moins sévères.

Nous avons besoin de personnel pénitentiaire formé, capable de comprendre ce qu’est un trouble psychique et ce qu’il implique.