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Haïti : Ariel Henry chercherait-il à laisser les 18 prisonniers colombiens mourir de faim avant même qu’un verdict soit rendu ?

Dossier Jovenel. Un des 18 mercenaires colombiens : "Depuis dix mois, nous subissons des abus et des outrages et rien ne se passe, personne ne dit rien. Il y a 3 700 camarades emprisonnés qui meurent de faim."

Les ex-militaires colombiens emprisonnés en Haïti, des colis encombrants pour le régime PHTK, dénoncent leurs mauvaises conditions de détention. Ces dernières heures, un clip vidéo a été diffusé dans lequel les 18 ex-militaires détenus à Port-au-Prince, en Haïti, sous l’accusation d’être responsables de l’assassinat de Jovenel Moïse, se plaignent d’avoir déjà passé 72 heures dans des conditions difficiles dans les cachots aux odeurs nauséabondes du pénitencier national. Ils ont indiqué que, pendant tout ce temps, ils n’ont reçu ni eau ni nourriture.

Ce n’est pas la première fois que d’anciens détenus militaires se plaignent de mauvais traitements. En mars dernier, ils ont fait valoir que tous leurs droits et garanties procédurales avaient été violés, et qu’à cette époque ils ne recevaient qu’une assiette de riz comme repas quotidien et que leur état de santé était donc délicat. Par la suite, un autre des prisonniers a dénoncé le fait qu’ils n’ont eu aucune garantie légale pour définir leur situation depuis qu’ils sont détenus en Haïti. “Nous sommes détenus depuis 10 mois, sans avocat, sans être accusés d’aucun crime, torturés, accusés et sans accès à un avocat (…). Dans ce pays il n’y a pas de système judiciaire” , a déclaré l’ancien soldat.

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