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France : "salles de shoot" en prison, le projet abandonné in extremis

Cette disposition devait permettre aux détenus toxicomanes de détenir une seringue dans leur cellule, afin de lutter contre les risques sanitaires liés à la consommation de stupéfiants en prison.

Les syndicats pénitentiaires étaient vent debout contre le projet: un décret qui devait permettre la mise à disposition de seringues en prison vient d’être abandonné in extremis par la Chancellerie qui y tenait beaucoup. Il s’agissait ni plus ni moins de créer des salles de shoot dans les établissements pénitentiaires, selon le texte provisoire (abandonné) que s’est procuré Le Figaro.

Ce document, qui est passé devant le Conseil d’État section sociale, a suscité plusieurs réserves orales, la principale étant qu’il aurait été mieux d’avoir, a minima, un débat législatif sur cette question très sensible.

Le projet de loi prévoyait initialement que des seringues puissent être mises à disposition dans les “locaux sanitaires” des prisons et, «par dérogation», en cellule - à condition de respecter des conditions strictes. Il devait concrétiser la mise en application de la loi de modernisation de notre système de santé, adoptée par le parlement fin 2015, et qui prévoyait d’étendre “la politique de réduction des risques et des dommages en direction des usagers de drogue” au milieu carcéral. L’objectif: limiter les risques de contamination par le VIH ou l’hépatite virale en lien avec l’usage de drogue.

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