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France : réinsertion, favoriser l'accompagnement plutôt que la construction de prisons

Début octobre, le Premier ministre Manuel Valls promettait la construction de 33 nouvelles prisons. Hors, d’après notre contributeur, le président de la Fondation Îlot Avenir, ce n’est pas tant de prisons que de politiques de réinsertion dont manque la France.

Lorsque l’actualité projette au premier plan la politique pénale, elle évoque presque exclusivement la surpopulation carcérale et la légèreté des peines, comme si construire des places de prison et augmenter la sévérité des peines encourues contribuait à diminuer la délinquance et à réduire la récidive. Se concentrer exclusivement sur la prison, sans se pencher sur l’après-prison, c’est occulter l’étape primordiale de la réinsertion qui commence le jour de la sortie, sèche ou en aménagement de peine, et qui devrait s’achever par la réinsertion dans la société de tout le monde.

L’expérience des associations dans l’accompagnement de ceux qui ont connu la prison et qui souhaitent reprendre pied dans la société, autorise à formuler quelques remarques qui peuvent aider à clarifier et élargir le débat.

Des aménagements de peines pour une meilleure réinsertion

Il est certain que la surpopulation dans les maisons d’arrêt a des conséquences graves sur les conditions de la réinsertion à la sortie car celle-ci est un processus continu et, si une étape ne joue pas son rôle, l’étape suivante est fortement compromise. Promiscuité, mauvaises conditions sanitaires, sous-effectifs dans la surveillance et l’accompagnement sont de toute évidence des facteurs nuisant à la possibilité de réinsertion à la sortie. Il est nécessaire que les conditions de détention respectent les standards d’hygiène, de confort et de dignité de notre temps.

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