Interview

Les troubles psychiques sont surreprésentés dans la population carcérale : les personnes détenues souffriraient quatre à dix fois plus de troubles psychiatriques que la population générale.
Comme le souligne un rapport parlementaire1, la prison, loin d’être un lieu de soins, “s’est adaptée sans pouvoir faire face à l’ampleur du phénomène”. Le personnel pénitentiaire se trouve ainsi démuni face aux soins requis et au besoin d’attention des personnes malades. L’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM) s’est associée à l’administration pénitentiaire pour répondre à ce problème. Elle propose une formation à destination des surveillants pénitentiaires, travailleurs sociaux, enseignants et cadres exerçant en milieu pénitentiaire.

Philippe Nivière est responsable bénévole de l’une des délégations régionales de l’association. Il est à l’origine de ce projet de formation. Prison Insider lui pose trois questions.


  1. Rapport d’information n° 434 (2009-2010), “Prison et troubles mentaux : Comment remédier aux dérives du système français ?” 

Une étude de 2017 rappelle qu’un détenu sur sept souffre de pathologies psychiatriques dans le monde.

our les surveillants, la question est de savoir si la personne est vraiment malade, si elle ne cherche pas à tromper son monde

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