Interview

Canada : "rien ne peut se faire sans la communauté"

Accompagner les femmes, de la prison au retour à la communauté

< image © Valentin Lombardi.

Les femmes détenues rencontrent plus de difficultés à maintenir les liens avec leurs proches que la population carcérale masculine. Quelles sont-elles ? Comment répondre aux besoins de ces femmes ?
La Société Elizabeth Fry du Québec existe depuis 1977. Elle accompagne les femmes qui font face, d’une manière ou d’une autre, à la justice pénale et travaille au respect de leurs droits et à l’amélioration de leurs conditions de détention. La Société propose plusieurs programmes conçus spécifiquement pour répondre aux besoins spécifiques des femmes : maison de transition, services juridiques, programmes psychosociaux, projets d’art communautaire.

Ruth Gagnon est la directrice générale et Anne-Céline Genevois est la coordonnatrice de programmes et du développement au sein de la Société Elizabeth Fry du Québec (SEFQ). Prison Insider leur pose trois questions.

— Cet article fait partie du dossier Unis vers dehors.

Il n’est pas rare qu’une femme soit incarcérée à plus de 200 km de son domicile.

Elles ont souvent vécu leur incarcération comme un temps d’arrêt. Or elles réalisent, en sortant, que la vie a continué à l’extérieur.

Toute la communauté est responsable de la réintégration des personnes. En tant que société, il y a encore du chemin à faire.