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Au Brésil, la guerre sanglante des gangs fait exploser les prisons

Depuis le début 2017, la guerre des gangs a fait plus de 130 morts dans les prisons brésiliennes. Pour les spécialistes, la situation n’est pas surprenante. Laissées à l’abandon et surpeuplées, les prisons du pays sont, depuis des années, au bord de l’explosion.
Des têtes décapitées qui roulent sur le sol, des inscriptions écrites avec le sang des morts, des prisonniers armés postés sur le toit de la prison… Au Brésil, les images des émeutes qui ont eu lieu dans la prison d’Alcaçuz, près de Natal le week-end dernier sont encore dans tous les esprits. Ce massacre, au cours duquel 26 prisonniers ont trouvé la mort, est le troisième depuis le début du mois de janvier. Il porte à plus de 130 morts le bilan de trois semaines de violences carcérales.

Un système pénitentiaire dominé par les gangs

A Natal comme à Manaus ou dans l’Etat de Roraima, c’est un règlement de comptes entre gangs rivaux qui est à l’origine de l’épopée sanglante. Si cette explosion de violences a surpris les observateurs extérieurs, les spécialistes de la question avaient déjà tiré le signal l’alarme. “Depuis le début des années 90, l’Etat s’est désengagé des prisons et les a laissées aux mains des groupes criminels. L’an dernier, près de 400 prisonniers sont morts dans l’enceinte des établissements pénitenciers du pays” rappelle Ariel Castro, avocat et président du Mouvement National des Droits de l’Homme. Conséquence directe du manque d’investissement, de l’absence de personnels qualifiés et de la corruption des agents, l’administration pénitentiaire n’est pas en mesure d’assurer les droits fondamentaux des prisonniers.

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