Un véritable renseignement pénitentiaire est instauré sur fond de lutte anti-terroriste. L’année 2017 est marquée, en détention, par deux mots d’ordre : sécurité et anti-terrorisme.

Publié le 19 juin 2018.

La section française de l’Observatoire international des prisons publie son rapport d’activités 2017.
Renseignement pénitentiaire, surpopulation, violences, manque d’accès aux soins, sécurité renforcée, insalubrité…les mêmes constats sont à déplorer. L’accent est mis sur la construction d’établissements, le renforcement de la sécurité, au détriment de la réinsertion et du développement des alternatives à l’incarcération. La chanson se répète.

Un concept de "radicalisation violente" éclot. Il n’est pas prouvé scientifiquement. Aucune personne fichée n’a pu bénéficier, au cours de l’année précédente, d’aménagement de peine.

Un cercle vicieux, où violence et sécurité s’appellent mutuellement, se met en place.

1600 détenus en moyenne dorment, tout au long de l’année, sur un matelas posé au sol.

Des droits de visites ne sont pas respectés, des locaux de parloirs sont trop petits, des appels sont restreints et filtrés, des visites sont limitées de manière injustifiée, des détenus sont "oubliés" dans leur cellule...

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