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France : des expéditions punitives à la prison de Metz-Queuleu

Source - Le Républicain Lorrain

Les plaintes se multiplient. Les victimes, incarcérées à la maison d’arrêt de Metz-Queuleu, ont vécu la même chose : la porte de leur cellule s’est ouverte pour laisser entrer d’autres détenus. Qui leur ont infligé un passage à tabac en règle.

La dernière agression date du week-end dernier. Cela se passe toujours les week-ends, d’ailleurs. Elle a visé deux hommes, placés en détention provisoire à la maison d’arrêt de Metz-Queuleu pour des affaires de nature sexuelle. C’est une autre constante, les violences touchent ceux qu’on appelle, derrière les hauts murs, "les pointeurs" (violeurs, ndlr). Il ne fait jamais bon avoir cette réputation en prison, raison pour laquelle ces détenus sont la plupart du temps rassemblés dans des zones protégées.

Dans l’établissement pénitentiaire messin, être tenus à l’écart ne les a protégés de rien. Les portes blindées de leurs cellules se sont ouvertes à une heure inhabituelle. Avocat d’une victime, Me Cédric Demagny raconte la suite : "La porte de la cellule ne peut pas s’ouvrir toute seule alors qu’elle devait rester fermée. Il faut forcément l’intervention d’un agent pénitentiaire. Quatre détenus sont alors rentrés pour tabasser mon client et son codétenu, qui ont bien compris les raisons de cette agression. C’est une expédition punitive qui vise un certain type de personnes". Costaud, le client ne "s’en est pas sorti trop mal mais il y a forcément une forme de crainte, maintenant. Il ne peut plus dormir sur ses deux oreilles. Il s’attend à ce que cela recommence."

Une plainte vient d’être déposée auprès des services du procureur de la République de Metz. "Je veux avoir des informations, pas un classement vertical de ma plainte. Je veux savoir si mon client a été mis en sécurité. C’est ce qui m’importe en priorité."

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