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Venezuela : quand les caïds font des prisons de luxueuses dictatures du crime

Commerces, discothèques, piscines, casinos… : à l’intérieur des plus importants centres pénitentiaires du Venezuela, laissés sans surveillance, des chefs mafieux ont bâti de véritables villes autonomes. Notamment grâce au racket à l’intérieur et à l’extérieur des prisons. Une saisissante enquête du site vénézuélien “Runrun” et de “Connectas”.

Le Tren de Aragua est le gang vénézuélien qui a le plus étendu ses tentacules vers d’autres pays de la région. À Tocorón, la prison que contrôle le Tren, on trouve des piscines, une discothèque et des installations sportives, tous équipements qui n’ont rien à envier à certaines stations balnéaires des Caraïbes.

Dans ce centre pénitentiaire, c’est le Tren qui supervise les activités. Cette organisation criminelle est impliquée dans la traite d’êtres humains, le trafic de migrants, le narcotrafic, le racket, ainsi que des enlèvements et des assassinats au Chili, au Pérou et en Colombie. À l’instar d’autres prisons vénézuéliennes, elle est gardée à l’extérieur par la garde nationale, mais c’est la mafia qui supervise la vie en détention et affecte les ressources à toutes sortes de trafics ayant lieu à l’intérieur de l’établissement avec la complicité du personnel pénitentiaire.

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