Interview

Penser l’abolitionnisme

Le courant abolitionniste est souvent méconnu en France. Trois textes, nouvellement traduits en français, sont regroupés dans un ouvrage.

La récente condamnation de Derek Chauvin, reconnu coupable du meurtre de Georges Floyd est historique pour le mouvement Black Lives Matter. Ce dernier a remis sur le devant de la scène la question de l’abolition de la police et dans son sillage celle de l’abolitionnisme pénal. Aux États-Unis comme en France, les revendications abolitionnistes se font de plus en plus entendre.

Qu’est-ce que l’abolitionnisme pénal ? Développée des deux côtés de l’Atlantique depuis le début des années 1970, cette pensée n’a depuis cessé de se renouveler. Quels types d’éclairages des textes écrits au cours des années 1970 peuvent-ils apporter ?

Gwenola Ricordeau est militante pour l’abolition du système pénal et professeure assistante en justice criminelle à l’université Chico (Californie). Elle propose un ouvrage qui rassemble trois textes inédits de personnes pionnières du mouvement abolitionniste, Crimes et peines, penser l’abolitionnisme. Prison insider lui pose trois questions.

Je voulais permettre aux francophones d’accéder à certains textes importants de l’abolitionnisme.

Il n’y a aucune évidence à recourir à la punition lorsqu’un préjudice a été commis.

En France et à travers le monde, nous n’en avons pas terminé avec les politiques répressives en matière de produits stupéfiants

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