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Liban : Dans la plus grande prison du Liban, manger devient un luxe

Les détenus de la prison surpeuplée de Roumieh, la plus grande du Liban, ne mangent pas à leur faim. En cause, l’envolée des prix des denrées alimentaires à la faveur de la crise économique. Les prisonniers tirent la sonnette d’alarme et réclament des solutions.

“On a le droit à une pomme pourrie pour deux personnes et à du pain rassis. La plupart du temps, la nourriture a été grignotée par les rats… Les animaux n’accepteraient pas ce que l’on nous sert.” Ce témoignage édifiant reproduit par le site libanais Daraj est celui d’un détenu de la prison de Roumieh, la plus grande du Liban, où la nourriture vient à manquer dangereusement. Selon le site, “l’administration pénitentiaire ne sert qu’un demi-bol de bourghol [ou boulgour, du blé concassé] ou de lentilles comme repas à quelque 400 personnes”.

Dans les colonnes du quotidien libanais francophone, un avocat tire la sonnette d’alarme : “Si des mesures ne sont pas prises rapidement, nous devrons faire face à une situation de famine.”

Comme l’indique à l’Orient-Le jour un responsable d’une ONG libanaise agissant en faveur des droits de l’homme, Roumieh est la seule prison du pays ne permettant pas aux proches des détenus de déposer de la nourriture venant de l’extérieur. L’administration pénitentiaire justifie cette mesure par la lutte contre l’entrée dans la prison de produits stupéfiants, explique Daraj. Le lundi 29 mars, le procureur général de la République libanaise, Ghassan Oueidate, a demandé l’ouverture d’une enquête sur la sécurité alimentaire dans les prisons, précise le journal libanais.

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