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France : le contrôleur des prisons demande d’ouvrir un "accès contrôlé" à Internet

Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté s’attaque à un sujet délicat : l’accès à Internet dans les prisons, les centres de rétention administrative et les hôpitaux psychiatriques. Aborder cette question revient à se frotter aux motifs de sécurité, compréhensibles, invoqués par des administrations chargées de maintenir des personnes enfermées contre leur gré. Un contact non contrôlé avec l’extérieur peut être considéré comme une menace pour la sécurité des personnels et des installations.

Pourtant, dans un avis publié au Journal officiel jeudi 6 février, cette institution de la République veut bousculer la pratique en partant d’un constat simple :

“L’exercice de nombreux droits et libertés fondamentaux est aujourd’hui entravé par l’insuffisante prise en compte de la nécessité de garantir au citoyen enfermé un accès aux technologies numériques et à Internet”, écrit l’institution dirigée par Adeline Hazan.

Au rang de ces droits figurent la liberté d’expression, le droit à l’instruction, et le droit d’une personne détenue à la préparation de son retour au sein de la société.

“Gage de sécurité”

Or, ces droits des personnes privées de liberté n’ont à aucun moment été suspendus par la justice. “Aucune base légale ne permet de priver les personnes enfermées de tout accès à Internet”, lit-on dans cet avis. Même si l’accès à Internet n’est pas considéré par la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme comme un droit fondamental en soi.

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