Interview

Femmes en prison : un "rude endroit"

La prévalence des maladies psychiques est extrêmement élevée parmi la population carcérale. Elle l’est plus encore chez les 700 000 femmes incarcérées à travers le monde.

Les femmes représentent 7 % de la population carcérale mondiale, dans des proportions variant en fonction de l’aire considérée. Si elles ne sont que 3 % en Afrique, la proportion grimpe à 8 % en Amérique du Nord et du Sud et 6 % en Europe. Les chiffres les plus élevés sont relevés à Hong-Kong (Chine) (21 %), au Laos (18 %), ou encore au Quatar (15 %)1.

Le guide Women in prison: mental health and well-being – a guide for prison staff (“femmes incarcérées : santé mentale et bien-être – guide à l’attention des personnels pénitentiaires”) est publié par Penal Reform International (PRI), en partenariat avec Prison Reform Trust. L’attention est portée sur les femmes et les souffrances psychologiques auxquelles elles sont exposées en prison. Le guide est élaboré à l’attention des personnels pénitentiaires et de probation. Olivia Rope est directrice de la stratégie et du plaidoyer international de PRI. Prison Insider lui pose trois questions.


  1. World female imprisonment (incarceration des femmes dans le monde), ICPR. 

La séparation d’avec la famille est encore un autre de ces facteurs : pour les femmes, qui sont souvent le principal pilier du foyer, la détresse qui en résulte est parfois très forte.

De nombreux pays manquent cruellement de personnels de santé spécialisés et formés à la prise en charge des nombreux problèmes psychiques des personnes incarcérées.

Les visites sont des moments importants, et le guide explique les effets variables qu’elles peuvent avoir sur chacun.

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