Interview

Canada : “la santé des détenus, une question de santé publique"

Les personnes détenues sont bien plus exposées au VIH ou à l'hépatite C. Le Réseau juridique canadien VIH/sida agit pour prévenir la contamination en prison comme à l'extérieur.

Les personnes détenues sont exposées à un risque sensiblement plus élevé d’êtres infectées par le VIH ou le VHC (virus de l’hépatite C). Certaines populations, au sein desquelles le taux de prévalence du VIH est extrêmement élevé, sont surreprésentées en détention, notamment les personnes souffrant de toxicomanie. Les risques sont encore aggravés par la faible qualité des services de santé accessibles en milieu carcéral. Depuis plusieurs années, différents programmes et méthodes de réduction des risques sont mis à l’essai. Si les résultats actuels sont prometteurs, ces programmes restent trop rares en milieu carcéral.1

Le Réseau juridique canadien VIH/sida défend les droits humains des personnes atteintes du VIH/sida et des personnes à risque ou autrement affectées, par la recherche, l’action en justice, le plaidoyer et le travail de terrain, pour prévenir la propagation du VIH et du VHC dans les prisons canadiennes. Prison Insider lui pose trois questions.


  1. Glen Sander et al., “Global State of Harm Reduction in Prisons” (“état des lieux de la réduction des risques en prison à l’échelle mondiale”, Journal of Correctional Health Care, Vol. 25(2) 105-120, 2019. 

Si celles et ceux qui font usage de drogues sont déjà stigmatisés et discriminés à l'extérieur, en prison, la discrimination et la stigmatisation sont incontestablement démultipliés.

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