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Cameroun : Amnesty International dénonce le recours à la torture dans la lutte contre Boko Haram

Publié le 20 juillet, un rapport d’Amnesty International dénonce des crimes de guerres perpétrés par les forces de sécurité camerounaises dans leur lutte contre Boko Haram. Des personnes accusées sans preuves apparentes seraient ainsi fortement violentées voire torturées à mort, ce que conteste vigoureusement le gouvernement.

Basé sur plusieurs dizaines de témoignages et images satellitaires, un rapport d’Amnesty International rendu public le 20 juillet recense des informations sur plus d’une centaine de cas de détentions. Ceux-ci ont eu lieu entre 2013 et 2017 sur plus de 20 sites différents, parmi lesquels, quatre bases militaires. Amnesty appelle les États-Unis et autres partenaires internationaux à solliciter l’attention de leur personnel militaire sur place et à faire remonter tout incident.

Contacté par Jeune Afrique, le colonel Didier Badjek, porte-parole des forces armées camerounaises, rejette en bloc ces accusations. “C’est un rapport scandaleux tant l’acharnement à nuire à l’État camerounais est visible. Nous avons relevé [dans le rapport] de nombreuses incohérences, des aberrations injustifiables que nous nous réservons le droit de révéler au grand jour.

Pour Amnesty, c’est sur deux sites de détentions non officiels qu’une grande majorité des victimes auraient été torturées. À Salak, au siège du Bataillon d’intervention rapide (BIR) situé dans le nord du pays et dans un centre géré par la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), les services de renseignements, situés à Yaoundé. Les moyens de torture employés et décrits par les victimes seraient divers, allant de positions douloureuses membres liés, suspension des détenus en l’air, passages à tabac.

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