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Burundi : l’incendie d’une prison fait 38 morts et 69 blessés parmi les détenus

Le feu, déclenché par un court-circuit selon les autorités, a totalement calciné certaines parties de cet établissement vétuste et surpeuplé, situé dans la capitale.

Un violent incendie a ravagé la prison centrale de Gitega, la capitale du Burundi, tuant 38 détenus et en blessant 69 autres, mardi 7 décembre au matin, selon un bilan officiel communiqué par le vice-président, Prosper Bazombanza.Le feu, qui s’est déclaré au petit matin, a totalement calciné certaines parties de cette prison vétuste et surpeuplée, qui abritait 1 539 détenus pour 400 places fin novembre, selon les chiffres de l’administration pénitentiaire.“Sur les 1 500 prisonniers, nous déplorons 38 morts, dont 12 asphyxiés et 26 morts par brûlures profondes”, a détaillé à la presse M. Bazombanza, qui s’est rendu sur place avec quatre ministres. Sur les 69 blessés, 34 ont été évacués à l’hôpital, a-t-il ajouté.

Selon plusieurs sources, des prisonniers se sont retrouvés pris au piège car les gardiens n’avaient pas les clés de certains quartiers ; celles-ci sont, la nuit, conservées par un responsable qui n’est pas sur place.

Construite en 1926, la prison centrale de Gitega est la troisième plus grande du Burundi après celle de Mpimba, située dans la capitale économique, Bujumbura, et celle de Rumonge. Manquant de place et de nourriture, les prisonniers y dénoncent régulièrement leurs conditions de détention. “Parfois, nous passons jusqu’à trois jours sans être ravitaillés par la prison et nos familles ne peuvent pas nous aider car, depuis juin 2020, nous n’avons plus droit aux visites sous prétexte de nous protéger du Covid-19”, a raconté l’un d’eux à l’AFP. L’ONG ACAT-Burundi a confirmé cette situation, soulignant qu’elle est répandue dans le pays. La surpopulation carcérale est un problème majeur au Burundi.

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