Analyse

Belgique : une pandémie au goût d’occasion manquée

L’endiguement du Covid-19 dans les prisons s’est fait au prix de nombreuses violations des droits humains, comme le montre une vaste enquête du consortium international European Data Journalism Network.

La pandémie mondiale a rappelé les dangers d’un isolement prolongé et de la propagation des maladies dans les lieux fermés. Les prisons pourtant - lieux fermés par excellence - ont rarement fait l’actualité en 2020. Certains lieux de détention ont bien fait parler d’eux, comme lors des émeutes italiennes de mars 2020, ou quand des personnes détenues ont confectionné des milliers de masques en Belgique. La gestion du Covid-19 dans les prisons européennes est largement restée au second plan, subissant l’opacité caractéristique qui entoure toute information concernant des lieux de privation de liberté.
Il apparaît que si le coronavirus a pu être globalement contenu au sein des prisons européennes, cela s’est fait au prix de nombreuses violations des droits humains : isolement, suspension des visites, etc. La Belgique n’a pas fait exception.

À l’aube d’une nouvelle vague de contaminations, le consortium international European Data Journalism Network revient en chiffres sur les mesures prises pour contrer l’avancée du virus dans les prisons belges.

“Durant la seconde vague, les mesures en prison sont restées les mêmes, alors qu'on a pu démontrer qu'elles n'étaient pas toutes nécessaires et que certaines étaient disproportionnées”

Certains établissements sont rapidement revenus à leur niveau d’avant confinement — et sont donc restés surpeuplés.

“Comment fait-on de politiques publiques si on n’a pas de données, si on ne sait pas de quoi on parle ?”

Une surpopulation prête à grimper de nouveau

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