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Belgique : la première étude belge sur la surpopulation des prisons est menée à Lantin

C’est une information RTBF: L’université de Liège mène une étude sur la surpopulation carcérale à Lantin. C’est la première du genre en Belgique, où 21 des 35 prisons sont pourtant concernées par le phénomème.

Fin de l’année dernière, le tribunal de première instance de Liège a condamné l’Etat belge, jugé responsable de cette situation. Mais une analyse scientifique complémentaire a tout de même été demandée à l’Université de Liège.

Il faut le savoir, à Lantin, 900 personnes sont incarcérées pour à peine 700 places disponibles. Les prisonniers se retrouvent souvent confinés à 3 dans des cellules prévues pour 2. Une surpopulation encore plus critique à la maison d’arrêt, pour les détentions préventives.

“L’objectif, c’est d’abord de faire un catalogue des pratiques liées à la réduction de la population en prison, en s’inspirant de ce qui se fait ailleurs en Europe occidentale” précise Vincent Seron, professeur de criminologie à l’U-Liège, et auteur de cette étude sur la surpopulation carcérale. “Il s’agira ensuite de voir ce qui a été mis en place à Lantin pour réduire la surpopulation, et d’interrroger aussi bien la direction -qui est amenée à prendre des décisions dans un contexte parfois compliqué- que les gardiens qui sont en contact permanent avec les détenus. Toute la question est de savoir si on peut tolérer une certaine marge de manoeuvre en matière de surpopulation et de voir si elle ne va pas trop impacter les droits fondamentaux des détenus”.

Cette surpopulation carcérale a souvent pour conséquences une hausse de la violence chez les détenus et un plus grand absentéisme chez les gardiens.

L’Etat a déjà été condamné à plusieurs reprises pour sa responsabilité en la matière: par des tribunaux belges (à Bruxelles et à Liège) mais aussi par la Cour européenne des droits de l’homme, pour des conditions de détentions jugées inacceptables

L’exemple scandinave

La surpopulation carcérale n’est pourtant pas une fatalité. Les pays scandinaves, par exemple, ont un système pénal plus souple, constate Vincent Seron. “Les taux d’incarcération sont moindres. On y a moins souvent recours à de longues peines et à la détention préventive, il y a plus de libérations conditionnelles. Il y a donc un catalogue des bonnes pratiques, mais encore faut-il pouvoir les transposer dans notre contexte national, qui n’est pas forcement le même que celui des autres états”

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