— Publié le 26 juin 2019.

Brigitte Brami est poète et ancienne détenue. Tous ses livres portent l’empreinte des murs et de l’incarcération puisqu’ils sont inspirés ou ont été achevés en détention. Solidarités entre femmes, violences et contraintes des corps : nous l’avons rencontrée afin de recueillir son regard sur la prison.

Mon parcours s’inscrit dans la longue tradition des poètes voyous, des poètes voyants qui ont été incarcérés

La prison fait plier le corps des prisonnières qui nécessite alors un redimensionnement pour s’adapter aux nouvelles mesures

Les femmes reviennent de très loin

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Brigitte Barmi

poétesse et ancienne détenue

Brigitte Brami est née en 1964 à Tunis. Elle vit à Paris. Elle publie un premier recueil de poèmes à l’âge de 20 ans : La Lune verte (éditions Saint-Germain-des-Prés, 1984). Puis elle obtient un Diplôme d’études approfondies (Master 2) en arts du spectacle et fait des études doctorales en littérature et civilisation françaises.
Elle est la première assistante de la Commissaire Marie Redonnet pour l’exposition Jean Genet et le monde arabe, organisée par le Service de coopération culturelle français et l’ambassade de France au Maroc sur Jean Genet, dont elle est spécialiste.
L'auteure se fait ensuite remarquer par le succès en librairie de La Prison ruinée, un petit livre relatant sa première incarcération à Fleury-Mérogis (Indigène Editions, 2011).
C’est lors de sa deuxième incarcération à la maison d'arrêt des femmes qu’elle finalise les corrections de Miracle de Jean Genet (L’Harmattan, coll. "L'écarlate", 2015). Elle contribue également à Des Solitudes – Actes du Forum du 6 décembre 2011, coordonnés par Maudy Piot, association FDFA, Editions l’Harmattan, 2013-, et à Du Corps imaginaire à la singularité du corps, Actes du colloque du 11 avril 2015, coordonnés par Maudy Piot, association FDFA, Editions l’Harmattan, 2016. Elle a écrit plusieurs articles dans diverses revues, notamment dans Le Passe-Muraille : Thérèse est décédée (2014).