– Publié le 3 septembre 2018

Il est estimé, en France, qu'un prisonnier sur sept présente une pathologie psychiatrique. Les infractions commises par les personnes malades psychiques résultent fréquemment d'une crise due à une rupture de traitement. C'est ce que rappelle l'Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM).
L’association publie, en mai 2018, le guide "Comment aider un proche malade psychique confronté à la justice pénale". Des avocats pénalistes, des représentants des forces de l'ordre, l'administration pénitentiaire, le ministère de la Santé, la section française de l'Observatoire international des prisons et des membres du Contrôleur général des lieux de privation de liberté ont été interrogés en vue de cette publication. Celle-ci est le fruit d'un travail collectif de deux ans, dans lequel s'est investie une dizaine de proches de personnes malades psychiques dont certains avaient connu une période d'incarcération. 

Prison Insider interroge Michel Doucin, administrateur de l'UNAFAM et membre du groupe de travail.

Les magistrats sont sous la pression des pouvoirs politique et médiatique. On leur demande d’anticiper les risques de récidive en évaluant la dangerosité des personnes

unafam.png

UNAFAM

Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques

L’Unafam accueille, écoute, soutient, forme, informe et accompagne, depuis 1963, les familles et l’entourage de personnes vivant avec des troubles psychiques. L'association compte 14 500 adhérents, dont 200 bénévoles. Elle déploie des activités d'écoute et d'entraide (consultations, plateforme internet et téléphonique), de sensibilisation, d'information, et formation auprès de professionnels.