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"En prison au Mali, nous survivions"

— Publié le 28 septembre 2017.

"En écoutant la narration de mon client relative à son emprisonnement à Bamako, j’ai eu l’impression de vivre un remake de l’empilement des bateaux négriers" s’offusque son avocate.
Arnaud est français. Il est interpellé à Bamako (Mali) par Interpol France, pour une affaire de stupéfiant. Il est placé en garde à vue pendant trois mois au commissariat de Bamako, avant de rester cinq mois en détention provisoire à titre extraditionnel à la Maison d’arrêt de Bamako.

Depuis sa cellule d’une prison française où il a été transféré, il témoigne courageusement de ses conditions de détention au Mali. Un récit accablant sur le non respect des droits et de la dignité des personnes privées de liberté.

J’étais seul et isolé, je dormais à même le sol, sans matelas, sur le béton effrité et la terre.

Nous disposions d’un seul robinet d’eau froide pour 40 détenus. Raccordé à un tuyau, il nous servait à nous doucher, à cuisiner, à faire la vaisselle, à nettoyer notre seau...

Nos ordures étaient stockées dans une poubelle dans la cour qui était vidée sur le sol de l’autre côté du grillage.

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