— Publié le 21 mai 2019.

La quasi-totalité des personnes détenues conservent, en Belgique, leur droit de vote. Très peu semblent l’exercer. Le seul système mis en place est le vote par procuration. Pour Vanessa de Greef, docteure en droit à l’Université libre de Bruxelles, c’est une démarche trop difficile. Vice-présidente de la Ligue belge des droits de l’homme, elle a participé à l’organisation d’ateliers sur la citoyenneté en prison. Le manque de volonté politique est selon elle, le principal frein à une quelconque évolution.
Prison Insider lui pose trois questions.

Un manque de volonté politique considérable explique aujourd’hui le manque d’implication des personnes détenues dans les processus électoraux.

Au vu de la tendance politique actuelle, je ne suis pas convaincue d’une possible évolution.

Pour la plupart, installer des bureaux de vote est perçu comme une lourdeur administrative.