"On contraint plus qu'on ne soigne", à la prison de Château-Thierry (France). Les familles réagissent.

Une prison aux cellules exigües, insalubres, des prisonniers isolés dont la pathologie les empêche de vivre dans des conditions dignes... Un nouveau communiqué de presse tire les enseignements d'une visite accablante.

On contraint plus qu'on ne soigne, à la prison de Château-Thierry (France). C'est la conclusion du rapport de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL). Il est à consulter ici.

Cette prison a la particularité d'héberger les prisonniers non adaptés à la détention ordinaire au quartier maison centrale. Cette non-adaptation est décrite dans un document : peur de sortir de l'isolement, manque d'hygiène grave, automutilations habituelles, entre autres. Le rapport démontre que cette procédure est détournée puisque la grande majorité sont atteintes d'états psychotiques graves.
L'équipe de la CGLPL pointe des lieux délabrés, des odeurs pestilentielles, des prisonniers en état de prostration. L'un d'eux leur confiera : "Je ne dis rien, par crainte d'être piqué". Nombreux sont les prisonniers qui pensent que l'établissement est géré par les psychiatres (qui ne sont d'ailleurs pas présents trois jours par semaine). La lecture du rapport des visites est édifiant. Des visites ? Ah oui, il y en a eu deux, et certaines choses n'ont pas changé.

L'Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM), diffuse un communiqué de presse, le 4 septembre, pour s'associer à l'indignation soulevée par ce rapport.

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