Qui sommes nous ?

L’initiative de créer Prison Insider est celle de Bernard Bolze, fondateur en 1990 de l’Observatoire international des prisons (OIP).

Notre histoire

L'initiative de créer Prison Insider est celle de Bernard Bolze, fondateur en 1990 de l'Observatoire international des prisons (OIP).   
L’OIP a publié, de 1993 à 1998, six rapports annuels faisant état des conditions de détention des personnes incarcérées dans un grand nombre de pays dans le monde. Prison Insider naît du constat que plus de quinze ans après la disparition de la dimension internationale de l’OIP, ce travail reste nécessaire.

Prison Insider se développe dans la rencontre d’acteurs économiques, culturels, associatifs, institutionnels, universitaires. Ils valident le processus, saluent son attractivité et se disent prêts à s’y investir. Prison Insider existe enfin parce qu’un nombre important de personnes lui consacrent bénévolement leurs convictions et leurs compétences. Les premiers travaux concourant à la création de Prison Insider débutent à l’été 2014. Ils réunissent initialement militants associatifs et spécialistes du web.

Prison Insider est une association de droit français. Elle est fondée par une vingtaine de personnes aux compétences multiples : juridiques, sociologiques, linguistiques, informatiques, graphiques, administratives et financières, rédactionnelles, iconographiques. D’anciens prisonniers apportent leur concours. Ses statuts sont déposés le 31 août 2015 en préfecture du Rhône (Lyon, France).

Les co-fondateurs : Florence Alligier, Julie André, Romain Balcerak, Alexandre Belkowski, Bernard Bolze, Aurélie Chastel, Alexandre Delavay, Emilie Deudon, Nathalie Fudge, Marc Giouse, Clara Grisot, Marie Hanotte, Eric Jayat, Judith Le Mauff, Sylvain Lhuissier, Robert Ohayon, Temur Sharopov, Julien Villalard.

Contre la violence des inégalités, de l’injustice et de la vengeance, faisons la promotion du droit et de la dignité

Nos objectifs

Prison Insider a pour objet de faire connaître les conditions de détention et de promouvoir les droits et la dignité des personnes privées de liberté partout dans le monde. Il valorise les bonnes pratiques par comparaison et favorise le témoignage et les solidarités.

Un constat motive notre action :

  • Si l’information sur les prisons existe habituellement, elle est aujourd’hui disséminée de telle façon qu’elle est marginalement repérable. Elle se présente sous forme de notes éparses et laconiques, d’articles de presse rendant compte d’incidents, voire d’événements ou de rapports volumineux, réservés à des spécialistes.

Informer

Le sort de la personne détenue varie considérablement d’un pays à l’autre. Le nombre de détenus pour 100 000 habitants, celui des suicides, la pratique de traitements inhumains ou dégradants, l’organisation des locaux ou leur dégradation, la nature du maintien des liens familiaux, l’accès aux soins, au droit, à la formation, l’exercice d’un travail sont autant d’éléments de nature à influer de façon décisive sur la vie quotidienne en prison. Le citoyen, le journaliste, l’avocat, le fonctionnaire, l’élu, l’employé, le travailleur, l’agriculteur, l’enseignant, le juriste, le chercheur, le proche, le syndicaliste doit savoir la façon dont la collectivité exécute la sanction prononcée en son nom. Se battre contre la violence qui parfois en résulte exige de connaître avec justesse, pour un pays donné, l’état de ses prisons.    

Comparer

D’une région du monde à une autre, d’un pays à l’autre, parfois sur un même continent, voire dans un même pays et dans une apparente communauté de moyens, il peut être constaté des pratiques, des mises en œuvre, des attitudes, des attentions, des prises en charge de la personne incarcérée qui varient du tout au tout. Il en résulte un passage du temps de la prison vécu de façon variable. Là où l’enfermement brutal détruit, d’autres processus réparent, là où certaines pratiques abîment, d’autres favorisent l’abandon des actes de délinquance. Il importe de connaître la façon qu’a chaque Etat de traiter ses infracteurs et l’impact de ce traitement pour faire valoir les pratiques les meilleures, celles qui conduisent par exemple à l’abandon de la récidive.    

Échanger

Prison Insider conçoit enfin son projet comme celui de mettre à disposition de chacun une importante base de données que les technologies actuelles rendent possible. Ces informations prennent la forme de photographies, de sons, de récits, de forums de discussions. Il importe d’échanger, de parler, de briser l’opacité des murs et des souffrances qu’ils contiennent. Dans une grande économie de moyens, Prison Insider invite à un immense effort collectif. C’est ensemble qu’il convient de faire évoluer le regard que nos sociétés portent sur l’enfermement. Contre la violence des inégalités, de l’injustice et de la vengeance, faisons la promotion du droit et de la dignité.

Les droits humains ne se divisent pas, ne se négocient pas

Notre philosophie

10 350 000 personnes sont détenues dans le monde. Prison Insider fait le choix d’un monde avec moins de prisons, où s’inventent des peines non privatives de liberté, réparatrices. Nous entendons dénoncer des pratiques cruelles, inhumaines et dégradantes. Les droits humains ne se divisent pas, ne se négocient pas. Personne ne peut admettre de vivre dignement quand d’autres vivent dans l’indignité.    

Notre arme est pacifique. Elle s’appelle l’information. La prise de décision a toujours pour socle l’information.

Une certaine vision actuelle de l’action concourt à la segmentation des publics allant parfois même jusqu’à les opposer entre eux. Nous pensons que nous devons trouver un vocabulaire commun à tous ces publics, parler un même langage.

Séance de travail

À nos côtés

Don mensuel

Agir
Contribuer
Diffuser
Développer
mockups_devices_fr.png