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Tchad : l'armée reprend le contrôle de la prison d’Abéché après une mutinerie

Au moins deux détenus ont été tués ce 7 octobre lors d'une mutinerie dans une prison à Abéché, dans l’est du Tchad. Il a fallu plusieurs heures à l'armée pour en reprendre le contrôle. De source judiciaire, au moins 11 personnes ont été blessées, dont deux grièvement. D’autres sources font état d’un bilan plus élevé, mais impossible à vérifier.

La mutinerie a commencé vers 9h30, heure locale. Des coups de feu ont été entendus. Selon un témoin, ces coups de feu ont été tirés par les forces de sécurité, mais également par des détenus à l’intérieur de la prison. « Au total, on a entendu une vingtaine de coups de feu venus des deux côtés. Les militaires tirent ainsi que les prisonniers. Les militaires n’arrivent pas à maîtriser la situation », ajoute un témoin.

Au moins deux détenus ont été tués. L’armée, qui est encore sur place, a très vite été déployée et est parvenue à reprendre le contrôle de la maison d'arrêt au bout de plusieurs heures. Une caserne des forces mixtes tchado-soudanaises est d’ailleurs située juste à côté de la maison d’arrêt.

Toujours selon le même témoin, des détenus ont également déclenché un incendie, peut-être un feu de poubelles, pour ajouter à la confusion. Cela aurait permis à quelques-uns de s’évader. Les évasions sont monnaie courante à la maison d’arrêt d’Abéché, où les prisonniers se plaignent souvent de leurs conditions de détention.

Surpopulation et lenteur de la justice

La prison, qui abrite plus de 500 détenus en plein centre-ville, est surpeuplée. Selon un défenseur des droits de l’homme, des cellules conçues pour 40 personnes en accueillent deux fois plus. Le nombre de latrines est insuffisant, les repas peu variés, et certains détenus sont enchaînés alors que la loi l’interdit.

Les conditions d’incarcération étaient donc au cœur de la mutinerie et les lenteurs de la justice, aussi. Certains détenus s’expliquent mal pourquoi certains dossiers avancent plus vite que d’autres. Ils se sont donc mutinés pour protester.

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Source — RFI

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