Date du rapport
Auteur(s)Daniel Fink, Infoprisons

Conditions matérielles

La loi ou la réglementation prévoit une surface minimale par personne

non

Aucune surface réglementaire minimale par personne n’est établie au niveau des cantons.

L’Office fédéral de la justice, à travers son programme de soutien financier à la construction des établissements pénitentiaires, recommande une surface minimale des cellules, en partant d’un encellulement individuel, de 12m2. L’espace des toilettes et de la douche n’est pas compris dans cette surface.

L’encellulement est individuel

dans la plupart des établissements

L’encellulement est, en principe, individuel dans toutes les formes de détention.

Un nombre restreint de prisons ont été construites avec des cellules collectives pouvant accueillir trois personnes par cellule. Les cellules conçues pour un encellulement individuel peuvent, dans les établissements surpeuplés, accueillir plusieurs détenus.

L’aération peut être gérée par les détenus eux-mêmes. Certaines prisons ont été construites avec des vitres sans barreaux.

Les cellules/dortoirs sont équipés d'un éclairage électrique

dans la plupart des cas

Les prisons sont généralement correctement éclairées et chauffées.

Les cellules/dortoirs sont équipés d’un dispositif de chauffage ou de climatisation

dans la plupart des cas

Près de 60% des établissements ont été construits ou rénovés depuis 1990. La dernière prison datant du 19e siècle, le pénitencier de Lenzburg (1864), a aussi été rénovée en profondeur.

Les installations sont plus austères en détention provisoire qu’en exécution des peines et des mesures. Les personnes détenues peuvent aménager, dans les établissements d’exécution des peines, un tant soit peu leur cellule à leur goût.

Les personnes détenues ont accès à un point d’eau

en cellule/dortoir

Les douches se situent en cellule/dortoir

dans la plupart des établissements

Types d’installations sanitaires habituelles

WC

La literie est renouvelée

oui

La literie est fournie par l’établissement et lavée régulièrement, soit dans l’établissement par les détenus, soit à l’extérieur.

Les détenus condamnés portent une tenue imposée par l’établissement.

Le nettoyage des parties communes de l’établissement est attribué à une équipe de nettoyage formée de détenus. Ils perçoivent une rémunération pour le travail effectué.

Le nettoyage des cellules est à la charge des occupants.

Les éventuels problèmes matériels sont, en règle générale, signalés et traités. Aucun cas de maladies dues à des mauvaises conditions d’hygiène n’est rapporté.

Nombre de repas par jour

3

La restauration relève

  • de l'administration
  • d'un groupement privé

Un cuisinier professionnel, membre du personnel de la prison, dirige la cuisine dans les établissements d’exécution des peines. Ce dernier gère, dans la plupart des établissements, une équipe de détenus chargés de la préparation des repas pour les détenus et le personnel.

Un certain nombre de moyennes et petites prisons commencent, depuis peu, à se faire livrer les menus par des entreprises privées. Des cuisines professionnalisées ont été mises en place dans des établissements pénitentiaires de taille moyenne. Celles-ci préparent aussi les repas d’autres prisons de la région.

L’administration est tenue de respecter des critères nutritionnels relatifs à la qualité et à la quantité

oui

La qualité et la quantité sont jugées correctes, encore qu’il y ait régulièrement des revendications de détenus à ce sujet. Les menus et la composition des plats peuvent être élaborés par ou sous surveillance d’une nutritionniste.

Des régimes alimentaires spécifiques sont proposés

oui

Les pratiques culturelles et religieuses ou les besoins médicaux liés à la nourriture sont, en principe, pris en compte. Trois types de repas sont distribués dans la plupart des établissements : viande, sans porc, végétarien.

Les personnes détenues prennent leur repas

dans un local collectif

Des systèmes de cantines opèrent dans la majorité des établissements.

Les personnes détenues peuvent acheter des produits alimentaires

oui

Des systèmes de cantines opèrent dans la majorité des établissements. Ils sont organisés différemment en fonction des prisons : système de commande sur papier, système de guichet dans la cour ou système de commande à clavier à travers le réseau de télévision.

Les personnes détenues sont autorisées à recevoir des colis alimentaires

oui

Les visiteurs peuvent apporter aux personnes des produits alimentaires. Une liste définit les produits autorisés.