Année

Vie quotidienne

Toutes les personnes détenues passent au moins une heure par jour en plein air

oui

Les prisonniers ont très facilement accès aux cours de promenade dans les principales prisons. En raison de la surpopulation, les cellules ne peuvent être fermées.

L'administration pénitentiaire propose des activités aux personnes détenues

oui

Les opportunités de divertissement et d’apprentissage ne sont pas fréquentes.
Certaines prisons arrivent néanmoins à développer des activités. Celles-ci sont diverses : cours de morale dispensés par les organisations religieuses, chorale, cours de danse, ateliers manuels de réparation ou de peinture1.


  1. Système D dans les prisons surpeuplées des Philippines“ dans Le Temps, 6 mai 2016. 

Des espaces sont dédiés aux activités physiques et sportives

non

Il est rapporté, en 2014, que la prison de Bilibid dispose de courts de tennis. Les prisonniers y organisent des tournois et y invitent des joueurs professionnels.
L’administration de la prison de Quezon encourage les prisonniers à être actifs toute la journée. Des séances d’aérobic ont lieu tous les matins sur le terrain de basket1.


  1. “Philippines drug war turns jail into a haven » dans Reuters, 9 novembre 2016 (en anglais) 

Le travail est obligatoire

non

Dans les fermes pénitentiaires, le travail est obligatoire. Les personnes détenues sont formées à un métier. Les profils les plus à risques travaillent dans des locaux surveillés, en intérieur. Les autres évoluent à l’extérieur en tant qu’agriculteurs, garde-forestiers, charpentiers et même pêcheurs. L’administration de la ferme pénitentiaire d’Iwahig est en partie confiée à 200 prisonniers, tandis que 1000 autres s’occupent des cultures1.


  1. “Life inside the Philippines’ prison without walls” dans Al Jazeera, 7 octobre 2015 (en anglais). 

Évolution du nombre de personnes détenues exerçant un travail

non

L’administration ne fournit pas beaucoup d’opportunités de travail aux prisonniers en dehors des fermes pénitentiaires. Certaines personnes incarcérées possédant un savoir-faire le mettent à disposition de leurs codétenus pour récupérer de l’argent. Des petits stands et commerces se tiennent dans les parties communes de nombreux établissements, notamment à la prison de New Bilibid. Les prisonniers demandent à des visiteurs réguliers de leur fournir des objets de l’extérieur, qu’ils revendent1.

L’Institution correctionnelle pour femmes propose un programme de travail. Il permet aux femmes détenues de développer des compétences professionnelles et de recevoir un peu d’argent. Elles peuvent produire des objets d’artisanat, élever des porcs ou des volailles, ou produire des légumes à petite échelle.

L’argent gagné par les prisonniers peut être un appui pour leur famille à l’extérieur.


  1. “Inside one of the world’s largest prisons” par CNN, 12 décembre 2014 (en anglais).