Année
Contributeur(s)Observatoire ivoirien des droits de l'homme / Frédéric Le Marcis / Prison Insider

Santé

Ministère de tutelle

ministère de la Santé

Une unité de soins est présente au sein de chaque établissement

oui

Les prisons disposent d’une infirmerie et d’un laboratoire d’analyses.

Les établissements pénitentiaires dispensent des soins d’un niveau de ‘médecine générale’. L’administration n’offre pas de prise en charge spécialisée en prison.

L’accès aux soins est gratuit

oui

Un examen médical est pratiqué à l’entrée en détention

oui

Le dépistage du VIH/SIDA est systématique lors de l’arrivée en prison.

La continuité des soins n’est souvent pas assurée au cours de l’incarcération. Les infirmeries sont mal approvisionnées. La dotation en médicament est faible et la plupart des pathologies ne sont pas traitées de manière adéquate.

Les médicaments sont gratuits mais de nombreuses ordonnances ne peuvent pas être satisfaites en raison du manque de ressources.

Les consultations externes et les hospitalisations sont soumises à l’obtention d’une autorisation préalable. Les procédures sont lourdes et lentes. Le juge d’instruction et le régisseur délivrent les autorisations de transfert pour les prévenus. Le procureur de la République autorise de manière discrétionnaire le transfert des condamnés.

L’exiguïté, la promiscuité, l’insalubrité, la mauvaise alimentation rendent les détenus malades.

Les troubles gastro-intestinaux, le beri-beri, la tuberculose, le VIH-Sida sont les maladies les plus répandues en prison.

De l’eau stagne et provoque des maladies telles que la malaria, et des problèmes dermatologiques. L’humidité permanente et la promiscuité occasionnent teignes, gales, rhumatismes, etc.

L’accès aux traitements est souvent difficile. Les personnes souffrant de troubles psychiatriques, en l’occurrence, ne bénéficient pas d’une prise en charge adéquate. Seul un infirmier psychiatrique est présent à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

La prise en charge du VIH/Sida est jugée satisfaisante dans la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

Le centre d’observation pour mineurs (COM) de la MACA est mieux équipé que les autres bâtiments, avec un lit recouvert d’une moustiquaire imprégnée pour chaque mineur.

Les personnes souffrant de troubles psychiques ne sont pas détenues dans des locaux spécifiques. Elles vivent dans les mêmes cellules que les autres détenus.

Les surveillants et les personnels de santé ne sont habituellement pas formés à la prise en charge des personnes souffrant de troubles psychiques. Seul un infirmier psychiatrique est présent à la MACA.