Dernières mises à jour

Taux de suicide en détention (pour 10 000 prisonniers)

8,6

i
2018
  • 18,4

    Le Portugal apparaît comme le troisième pays du Conseil de l’Europe avec le taux de suicide le plus élevé en prison (18,4 pour 10 000 détenus).

    i
    05/04/2022
    / Observador

Évolution du nombre de personnes incarcérées

diminution de 10,8 %

entre janvier 2020 et janvier 2021

  • Le Portugal est le 11e pays du Conseil de l’Europe en termes de baisse la population carcérale (-10,8 %) entre janvier 2020 et janvier 2021. Cette baisse s’explique notamment par la politique de libération anticipée des personnes détenues contractée durant la lutte contre la prolifération de la Covid-19.

    i
    05/04/2022
    / Observador

Évolution de la durée moyenne de détention

diminution

  • Les statistiques pénales annuelles 2021 du Conseil de l’Europe révèlent la diminution de la population carcérale du Portugal à l’instar de la quasi-totalité des 49 pays analysés. La durée moyenne d’incarcération au Portugal a été évaluée, en 2020, à 31 mois, l’une des plus élevées, derrière l’Azerbaïdjan (35 mois). La durée moyenne de détention pour les pays du conseil de l’Europe est de 8,9 mois.

    i
    05/04/2022
    / Publico

Évolution du nombre de postes de surveillants

-

  • Rómulo Mateus, directeur général de l’administration pénitentiaire, prévient de la baisse prévisionnelle du nombre de surveillants pénitentiaires d’ici 2027. Il déclare qu’un tiers des effectifs pourraient prendre leur retraite sous cinq ans. Il entend ainsi alerter et initier des campagnes annuelles de remplacement du personnel.

    i
    07/05/2022
    / The Portugal News

Une instance régionale contrôle les lieux de privation de liberté

oui

le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT)

  • Une délégation du Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) du Conseil de l’Europe effectue, du 23 mai au 3 juin, une visite au Portugal.

    i
    07/06/2022
    / Conseil de l'Europe

Les détenus disposent du droit de vote

oui

  • Les taux de participation des personnes détenues, lors des dernières élections, sont les suivants :

    Élections législatives 2022 : 2 871 votes, 30 % de la population carcérale

    Élections présidentielles 2021 : 2 431 votes, 25,3 %

    Élections municipales 2021 : 1 665 votes, 16,8 %

    i
    11/02/2022
    / DGRSP

Des activités spécifiques sont prévues pour les mineurs dans les centres éducatifs.

Un guide de gestion de cas, conçu sur le modèle RNR (risques, besoins, réactivité), est remis à chaque éducateur. Des programmes appelés PEP (projet éducatif personnel) sont mis en place dans les centres éducatifs1. Ces dispositifs sont destinés au suivi des mesures éducatives et leur évaluation. Ces projets fonctionnent sur la base du volontariat du jeune détenu. Il peut s’agir d’un projet médical, ou encore d’un projet de collaboration avec des centres d’animation pour enfants ou même d’un projet manuel de confection artisanale.

Les mineurs incarcérés participent également de plusieurs projets éducatifs, dont certains sont obligatoires et s’appliquent à tous les centres. Les voici :

  • programme de prévention et de réadaptation des jeunes aux comportements déviants ;

  • programme de formation en dynamique de la vie quotidienne ;

  • programme de prévention du suicide ;

  • programme de prévention de l’usage de drogues.

Chaque centre éducatif choisit également de développer ses propres projets2.

Un accompagnement au travail, à la formation et aux activités socio-éducatives est organisé à la sortie du centre éducatif.


  1. Direction générale de la réinsertion et des services pénitentiaires, “Rapport d’activités et d’autoévaluation 2017”, 2018, p. 276. 

  2. ibid., p. 297. 

  • La prison pour mineurs de Leiria propose plusieurs formations, telles que serveur de restaurant, cuisinier, agent de maintenance en hôtel, installateur de systèmes solaires et photovoltaïques, programmeur de réseaux informatiques, technicien sportif et technicien multimédia. Elle assure également des formations modulaires en matière de cybersécurité et d’intelligence émotionnelle.

    i
    22/02/2022
    / DGRSP

L'administration pénitentiaire propose des activités aux personnes détenues

oui

Les personnes détenues ont accès à des activités sportives et socioculturelles. Des organismes extérieurs à but éducatif, culturel, artistique ou sportif organisent les activités socioculturelles en prison.

  • Les nouvelles installations de la prison de Caldas da Rainha agrandissent le bâtiment principal de 360 m², comprenant une chambre double, un atelier, un atelier de maintenance générale/formation, une salle polyvalente et trois salles pour l’enseignement et la formation professionnelle. Les activités de travail comprennent le nettoyage et l’entretien des espaces, et l’assemblage de composants en plastique pour l’aluminium dans la construction. Les détenus en régime ouvert peuvent effectuer des tâches de nettoyage et d’entretien dans les espaces publics. En raison du nombre élevé de détenus condamnés pour conduite sans permis, un partenariat avec une auto-école locale est établi pour permettre aux détenus d’obtenir leur permis de conduire. L’administration affirme que Des programmes psychosociaux sont également proposés, comme un programme de développement moral et éthique, un programme de motivation pour le traitement des comportements addictifs et un plan intégré de prévention du suicide.

    i
    22/02/2022
    / DGRSP

Des formations professionnelles sont dispensées

oui

L’offre de formation professionnelle varie d’un établissement à l’autre. Les formations professionnelles sont élaborées selon les besoins et les ressources de chaque établissement. Une priorité est donnée à la formation des jeunes détenus (article 40 du Code de l’exécution des peines).

  • La prison de Viseu propose un enseignement de premier cycle, qui devrait être étendu au deuxième cycle l’année suivante. Diverses formations professionnelles sont proposées, à courte terme en raison de la courte durée d’incarcération de la plupart des détenus. Ces programmes comprennent les travaux sur voirie, l’entretien des bâtiments et l’exploitation agricole. Au total, 36 métiers sont proposés, parmi lesquels tels que le ménage, l’entretien et l’organisation des espaces communs, l’agriculture, la métallurgie, la menuiserie, et les travaux de rénovation de la prison.

    i
    14/02/2022
    / DGRSP

Les personnes détenues peuvent disposer d’un réfrigérateur

-

  • Les détenus de la prison de Linhó mettent en œuvre un projet qu’ils ont proposé eux-mêmes dans le cadre des mécanismes de démocratie participative établis par la municipalité de Cascais. Le projet consiste à utiliser les déchets organiques de la prison pour faire du compost et cultiver des produits biologiques dans le nouveau potager de 50 hectares qui entoure la prison. Ces produits sont ensuite consommés par les détenus dans les réfectoires de la prison.

    i
    02/02/2022
    / Diário de Notícias

La loi ou la réglementation prévoit une surface minimale par personne

non

La taille des cellules et leur équipement sont conformes aux Règles pénitentiaires européennes. Celles-ci recommandent, sans indications chiffrées que les cellules doivent satisfaire aux standards minimaux de respect de la dignité humaine1.


  1. Observatoire européen des prisons, “Les conditions des prisons au Portugal”, 2013, p. 10. 

  • L’architecte Jorge Mealha, qui a visité des prisons en vue de nouvelles constructions, constate que les détenus sont entassés dans des cellules de 20 à 30 m², glaciales en hiver et étouffantes en été, sans rien d’autre à faire que regarder la télévision. La plupart des prisons n’ont que des dortoirs et il est très difficile d’obtenir des informations sur le nombre de prisonniers par cellule.

    i
    18/01/2022
    / Diário de Notícias

Des politiques de prévention du suicide sont mises en œuvre

oui

Une évaluation des risques de suicide est effectuée dans les 72 heures suivant l’admission. Chaque établissement doit également élaborer et mettre en œuvre un plan de mesures de prévention du suicide (article 19 du Règlement).

  • Le Programme intégré de prévention du suicide (Programa Integrado de Prevenção do Suicídio, PIPS) utilise une liste de contrôle pour l’évaluation des risques. Sur un total de 4 752 cas évalués, 1 386 détenus (près de 30 %) ont été signalés comme présentant un risque de suicide en 2020.

    i
    24/01/2022
    / Diário de Noticias

L'administration est tenue d’informer l’autorité judiciaire

pour certains décès

Le directeur de l’établissement doit, en cas de mort violente ou de mort pour cause inconnue, préserver le lieu du décès et les preuves jusqu’à l’arrivée de la police criminelle (article 64 du Règlement). Le décès de la personne détenue est immédiatement communiqué :

  • aux proches
  • au ministère public
  • au service de police judiciaire
  • au service d’inspection de la direction générale
  • aux autorités sanitaires
  • Trois décès ont lieu le 15 septembre 2021, tous classés après un mois comme étant survenus “de causes naturelles”. Maria Malveiro se pend avec des draps à la prison de Tires le 29 décembre. Ses avocats déclarent avoir averti du danger que la jeune femme mette fin à ses jours. Miguel Cesteiro meurt le 10 janvier à Alcoentre. Sa famille et l’Association portugaise de soutien aux prisonniers (Associação Portuguesa de Apoio ao Recluso) affirment qu’il existe des soupçons d’agression et/ou de non-assistance à personne en danger. La police judiciaire n’est appelée sur les lieux que dans six cas sur 303 décès survenus en cinq ans (deux en 2018, trois en 2021 et un en 2022). Ces interventions sont très tardives : ainsi, la PJ intervient six jours après la mort de Maria Malveiro et le 29 novembre pour Danijoy après que sa famille, les protestations de plusieurs organisations antiracistes et la pression médiatique ont forcé la PJ à agir.

    i
    24/01/2022
    / Diário de Noticias
  • La loi dispose qu’en cas de décès d’une personne détenue, le ministère public doit être informé et la force de police territorialement compétente (soit la police civile – Polícia de Segurança Pública, PSP, ou la gendarmerie – Guarda Nacional Republicana, GNR) appelée sur place. Au vu des preuves trouvées, ces forces de police décident ensuite si la PJ doit ou non traiter l’affaire. La personne qui mène l’enquête est souvent le policier de service, qu’il ait ou non une formation spécifique pour ce type d’enquête. L’efficacité de la collecte des preuves ne peut pas être garantie.

    i
    24/01/2022
    / Diário de Noticias

Évolution du nombre de décès attribués à un suicide

diminution: 2,6 %

15 suicides en 2017.

  • On dénombre 66 suicides au cours des 5 dernières années.

    i
    2022
    / Diário de Noticias

Nombre de décès en détention

64

62 hommes et deux femmes.

i
2019
/ DGRSP
  • Une nouvelle drogue appelée K44, ou chlorhydrate de diéthylpropion, un stimulant semblable à une amphétamine, est à l’origine de 303 décès en l’espace de 5 ans. Cette drogue est introduite en contrebande dans les prisons. Les surveillants affirment que rien ne peut être fait en raison du manque de personnel et de ressources nécessaires.

    i
    25/01/2022
    / Portugal Resident

L’accès au métier de surveillant pénitentiaire est soumis à un concours et à une formation. Celle-ci est sous l’autorité du ministère de la Justice Statut des surveillants pénitentiaires. La formation inclut la théorie et la pratique. Sa durée est de six mois, en alternance. Les conditions d’accès au concours sont les suivantes :

  • avoir la nationalité portugaise.
  • être âgé de 21 à 28 ans dans l’année du concours.
  • mesurer au moins 1,60 mètre pour les femmes ou 1,65 mètre pour les hommes.
  • avoir l’équivalent du diplôme d’enseignement secondaire (obtenu habituellement à l’issue de la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans)
  • présenter un casier judiciaire vierge.
  • disposer de “bonnes conditions physiques”.
  • être à jour des vaccins obligatoires.
  • La formation initiale des surveillants pénitentiaires (CFICGP) constitue un programme de neuf mois. Les quatre premiers mois comprennent des cours théoriques portant sur la communication, les sciences sociales, le droit, la sécurité, l’informatique et la santé. Les cinq mois restants sont consacrés à la formation sur le terrain, au cours de laquelle les stagiaires commencent par une période d’observation avant d’effectuer des tâches réelles au sein de la prison après avoir correctement acquis l’expérience nécessaire. Cette formation est supervisée par des spécialistes et se déroule dans sept prisons différentes. On dénombre, en janvier 2022, 71 personnes ayant suivi cette formation et 65 en cours de formation.

    i
    17/01/2022
    / DGRSP

Un organe de contrôle s’est prononcé sur la surpopulation carcérale

oui

Le MNP et l’Ombudsman se prononcent régulièrement sur la surpopulation des établissements concernés. Le constat d’une surpopulation carcérale apparaît systématiquement dans les rapports du MNP. Les rapports du CPT signalent également cette surpopulation.

  • Vingt affaires sur les conditions de détention au Portugal attendent une décision de la Cour européenne des droits de l’homme. Le pays a été condamné à deux reprises, en 2019 et 2020, en raison de la surpopulation carcérale, du partage des cellules et des structures carcérales déficientes.

    i
    24/01/2022
    / Diário de Noticias

La surpopulation se concentre dans certaines catégories d'établissements

oui

L’Association portugaise de soutien aux prisonniers (APAR) dénonce la surpopulation de la prison de Ponta Delgada. Cette information est confirmée par les autorités qui dénombrent, en mai 2021, 46 détenus dans un même dortoir. Vingt-cinq sont transférés. Les responsables politiques font le choix de construire de nouvelles prisons pour répondre à la situation de surpopulation et de vétusté du parc pénitentiaire actuel. Les travaux doivent s’achever 2027.

  • Au moins 63 % des prisons sont surpeuplées. La plus surpeuplée d’entre elles est occupée à 160 % de sa capacité opérationnelle.

    i
    03/2022
    / Reshape

Durée moyenne de détention (en mois)

32,4

i
2018
/ Conseil de l’Europe, SPACE I – Rapport 2019, p. 120.
  • Le Portugal est le deuxième pays européen où les condamnés passent le plus de temps en prison : la durée moyenne de détention est de 30,2 mois, d’après le Conseil de l’Europe.

    i
    24/01/2022
    / Diário de Noticias