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France : un jeune de 16 ans se suicide à la prison pour mineurs de Lavaur

Un adolescent de 16 ans s’est pendu dans sa cellule de l’Etablissement Pénitentiaire pour Mineurs de Lavaur, le mercredi 13 décembre, vers 20 heures. C’est avec ses draps que le mineur est passé à l’acte. Originaire de Rodez, il était incarcéré depuis le 29 novembre. C’est le premier suicide à l’EPM de Lavaur en dix ans, le troisième en France sur cette période.

L’émotion est vive au sein de l’Établissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM) de Lavaur depuis le mercredi 13 décembre. C’est en effet ce soir-là qu’une éducatrice a trouvé un jeune de 16 ans pendu à un drap de sa cellule.

Le soir du drame, il avait refusé de prendre son repas au réfectoire. Peu de temps après, l’éducatrice était allée le voir pour discuter de son malaise qui pourrait être lié à une mauvaise nouvelle apprise dans la journée. C’est à ce moment-là qu’elle a fait la macabre découverte. Des surveillants sont immédiatement intervenus. “Ils lui ont donné les premiers secours, fait du bouche-à-bouche et des massages cardiaques en attendant le SAMU”, indique Céline Raignault, procureur de Castres, qui précise que :

*“le jeune était en détention provisoire suite à une révocation de son contrôle judiciaire, dans le cadre d’une information suivie par le parquet de Rodez; une décision prise par le juge des libertés et de la détention le 29 novembre 2017 et motivée par le non-respect des conditions de son placement”.

En l’occurrence, ce jeune avait fugué du foyer où il avait été placé. Il s’agissait donc de sa première incarcération.

Autre élément perturbateur, il avait été pris à partie à l’intérieur de l’EPM le week-end précédant son suicide par deux autres mineurs incarcérés auxquels il avait refusé de rendre service. Ses blessures, notamment à la tête, avaient nécessité une consultation aux urgences de l’hôpital de Lavaur. Ces violences faisaient l’objet d’une enquête en interne. Quant au parquet, il avait saisi les gendarmes pour déterminer les circonstances de ces violences en réunion.

“Ce jeune devait être entendu le jeudi 14 décembre en tant que mineur victime. Malheureusement, on n’a pas pu l’entendre”, soupire Céline Raignault, qui précise toutefois qu’en ce qui concerne cet adolescent, “rien ne figurait au dossier concernant une fragilité psychologique et suicidaire”.

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