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France : mixité en prison, le premier test

Depuis quinze mois, dans la banlieue bordelaise, la maison d’arrêt de Gradignan permet à des détenus hommes et femmes de travailler côte à côte en atelier. Une première dans le paysage carcéral français.

Quelques bandes de soleil faufilées par d’étroites fenêtres viennent réchauffer les rangées d’outils suspendus au mur. À première vue, les ateliers de la maison d’arrêt de Bordeaux Gradignan ressemblent à beaucoup d’autres. Dans une pièce, quatre hommes travaillent à brancher des fils sur des compteurs électriques tandis qu’en fond résonnent les premières notes de Back in Black d’AC/DC.

Plus loin, dans la salle centrale, une soixantaine de détenus s’active à trier et tester le fonctionnement de câbles de téléphones. L’air est imprégné d’une odeur chimique, celle du produit désinfectant que certains utilisent pour nettoyer des cordons HDMI. Séparé par une porte coulissante à moitié ouverte, un autre groupe s’affaire : six hommes courbés sur leur machine à coudre jouxtent une table où trois femmes plient des feuilles de carton en dossiers. A première vue, rien de surprenant dans cet atelier. Pourtant, c’est la première fois qu’un établissement carcéral fait travailler hommes et femmes côte à côte.

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