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France : menaces et radicalisme à la nursery de la prison de Fleury-Mérogis

Deux femmes, incarcérées à la prison de Fleury-Mérogis, ont écopé de sept mois de prison ferme pour des menaces de mort.

“Tu as le diable dans ton cœur et c’est lui qui va te tuer, sale pute. Tu peux faire ton deuil de ta famille”… “Fais attention sur ton trajet, nous allons nous venger et vous tirer comme des lapins, mécréants, kouffars”… “Vous allez tous brûler en enfer sur le Coran, je vais tous vous égorger, on égorge facilement en détention.”

Ces menaces de “crimes et délits”, comme on dit pudiquement dans l’enceinte d’un tribunal, ont valu à deux détenues de Fleury-Mérogis incarcérées provisoirement pour des faits de terrorisme d’être condamnées ce jeudi par le TGI d’Évry à sept mois de prison ferme. Elles sont par ailleurs poursuivies pour avoir organisé le départ en Syrie de plusieurs jeunes et sont elles-mêmes liées à des individus accusés d’avoir été sur les terrains d’opération d’Irak et Syrie.

Tout au long de l’audience, Nadia Abdallah-Miloud et Vanessa Cholley ont nié en bloc avoir proféré ces menaces de mort et infligé des violences sur des personnes vulnérables - en l’occurrence des femmes enceintes et des jeunes mamans - au sein de la nursery de la plus grande prison d’Europe.

C’est une lettre au procureur de la République écrite par une codétenue qui a lancé l’enquête. Jusque-là, l’Administration pénitentiaire tentait de régler à l’intérieur de ses murs, ce “climat de terreur et de peur” qui avait envahi la détention depuis le mois de mai, lorsque ces deux femmes sont devenues inséparables dans ce lieu protégé ou résonne des voix de nourrissons et d’enfants en bas âge.

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