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France : en prison, le mitard pour lutter contre les portables

“Le Monde” a pu assister à une commission de discipline à Fleury-Mérogis. Un quasi tribunal.

C’est à la fois un des outils majeurs de la gestion de la détention et un des lieux les plus secrets de la prison. Le Monde a pu assister, mercredi 13 décembre 2017, à une commission de discipline, là où l’administration pénitentiaire juge souverainement une violation du règlement par un détenu à l’égard de cette même administration. La presse n’y avait encore jamais eu accès.

A Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe, chaque bâtiment a sa propre commission de discipline. Ce matin-là, au bâtiment D1, un homme hagard, les yeux gonflés, se tient debout derrière une barre de tribunal qui paraît disproportionnée dans cette pièce exiguë aux murs jaune vif. Geoffroy H. maintient bien à plat les phalanges de ses deux mains sur cette barre, comme pour mieux se concentrer sur la lecture du compte rendu d’incident (CRI) du 10 novembre qui relate la découverte dans sa cellule d’un téléphone portable, sans carte SIM ni chargeur. L’infraction la plus courante. Le détenu est encadré par une surveillante pénitentiaire, postée devant la porte, et son avocate, debout dans le maigre espace qui le sépare de la table derrière laquelle ses trois “juges” du jour sont assis.

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