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Bénin : les détenus de la prison civile d’Abomey exigent le respect de leurs droits constitutionnels.

Les détenus de la prison civile d’Abomey observent depuis la semaine dernière des mouvements d’humeur. A l’origine de leur mécontentement, les conditions dégradantes de détention couplées à l’inexistence depuis plusieurs jours de la source de vie qu’est l’eau.

En effet, depuis plusieurs jours, les détenus de la prison civile d’Abomey n’ont plus eu accès à cette source précieuse de vie ni pour étancher leur soif ou pour satisfaire d’autres besoin comme par exemple prendre leur bain. Cela a suffi pour susciter leur indignation qu’ils ont manifestée par une grève de la faim qui a duré plusieurs jours. A la clé de leur exigence, la présence du ministre de la justice, Me Joseph Djogbénou pour venir constater de visu la situation qui est la leur.

Pour se faire une idée de la situation de la maison carcérale d’Abomey, nous allons exploiter un extrait du document produit par le magistrat Joseph Gnonlonfoun (ancien ministre de la justice) en 2010 sur les conditions de détention au Bénin.

Selon ce document, la Maison d’Arrêt d’Abomey est bien vétuste. Elle est la plus insalubre de nos maisons d’arrêt et se trouve dans un état de délabrement avancé. La prison civile d’Abomey est construite en banco en 1950. N’étant pas clôturée entièrement, elle ne présente aucune garantie de sécurité. Sa partie sud fait directement limite avec la rue. La prison est située sur une côte, ce qui fait qu’il y a pénurie d’eau de novembre à mars quand la SONEB n’assure plus l’approvisionnement.

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